Tous les rapports le montrent : l’Asie est désormais l’un des centres névralgiques du marché de l’art. Ce qui fait d’Art Basel Hong Kong l’un rendez-vous incontournable pour les collectionneurs. Cette semaine, l’événement a accueilli 242 galeries venues du monde entier. Retour sur ce que la presse a retenu de cette édition.

De belles ventes

Comme le note Roxana Azimi dans le Quotidien de l’art, “les [collectionneurs] les plus connus” ont fait le voyage à Hongkong. Artsy s’est ainsi fait le relai d’un chapelet de grosses ventes : deux toiles de Luc Tuymans vendues chacune pour 1,5 millions de dollars chez David Zwirner, une de Georg Baselitz pour 575 000 dollars chez White Cube, une sculpture de Tony Cragg pour 650 000 dollars du côté de chez Thaddaeus Ropac… Les artistes chinois n’étaient pas en reste, Pace a notamment vendu plusieurs toiles de Qiu Xiaofei. Non loin des allées d’Art Basel, l’adresse hongkongaise de la galerie consacre par ailleurs une exposition au peintre chinois.

Dans The Art Newspaper, Anny Shaw note que les marchands ont cherché à développer le marché intermédiaire et à encourager la vente d’œuvres évaluées à moins de 500 000 dollars. Une évolution encouragée par Clare McAndrew dans son rapport (Voir Clare McAndrew livre son analyse d’un marché de l’art en baisse à Art Basel Hong Kong). Elle explique en effet que les marchands ont tout intérêt à séduire une classe moyenne qui va beaucoup se développer en Asie et qui pourrait vouloir investir dans des œuvres d’artistes émergents.

Des œuvres marquantes

La presse a salué une édition qui a joué sur l’équilibre entre des jeunes artistes contemporains prometteurs et de grands noms du modernisme. La foire n’a pas manqué de présenter quelques œuvres qui ont marqué les esprits, notamment dans sa section Encounters, dédiée aux travaux de grande taille. La série Summit de Shen Shaomin (Osage Gallery) a fait couler beaucoup d’encre. Elle représente des sculptures hyper-réalistes de cinq dictateurs communistes, dont Fidel Castro sur un lit d’hôpital. Kevin Kwong a tout de même regretté dans les pages du South Morning China Post le peu de messages “politiques, sociaux ou économiques” au sein de la foire.

Le New York Times a de son côté résumé cette édition en expliquant qu’Art Basel Hong Kong est la foire où “le commerce et la créativité se rencontrent.” Le journal souligne qu’Art Basel devrait gagner en ampleur avec le développement de projets culturels à Hong Kong, et l’arrivée de nouvelles galeries (David Zwirner…). Le musée M+, en chantier depuis plusieurs années, devrait enfin voir le jour en 2019 (Voir Un collectionneur donne cinq œuvres au musée M+ de Hong Kong).

Après le salon du dessin à Paris et Art Basel à Hong Kong, le printemps des foires continuera en France avec Art Paris Art Fair qui consacre cette année un temps fort à l’Afrique.

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